Comment se protéger des migrations alimentaires avec les emballages ?

Conseils - Le 21 mai 2021

Par Léa

Pour tous les professionnels de l’agroalimentaire, il est primordial de pouvoir utiliser des emballages sûrs et qualitatifs, qui garantissent la préservation des propriétés nutritives des aliments et qui réduisent au minimum les risques de prolifération de bactéries. Les migrations sur les denrées alimentaires font partie des problématiques qui nécessitent une véritable anticipation : le choix de partenaires capables de conseiller sur les conditionnements, d’innover au service des consommateurs et d’optimiser la gestion des étiquettes devient indispensable.

La migration, qu'est-ce que c'est ?

On parle de « migration » quand la substance présente sur un emballage est transférée vers les denrées alimentaires. Ce phénomène doit absolument être évité et fait l’objet de contrôles dans l’industrie, parce qu’il peut avoir des répercussions sur les propriétés organoleptiques du produit (goût, odeur, aspect visuel, texture), mais aussi des conséquences sanitaires plus ou moins graves sur la santé des consommateurs.

En Europe, le règlement CE 1935/2004 fixe un certain nombre d’exigences relatives aux matériaux susceptibles d’être en contact avec les aliments. Ceux-ci ne doivent jamais laisser sur les produits des substances dangereuses pour la santé humaine ou capables d’entraîner une « modification inacceptable » de l’aspect ou de la composition des aliments1.

poisson aliment

Les encres faible migration, un incontournable pour protéger les consommateurs

Actuellement, dans le domaine de l’imprimerie off-set, on recourt à des encres contenant des substances sujettes à polémique (MOSH MOAH). Ces dernières pourraient présenter un danger et menacer la santé humaine.

C’est la raison pour laquelle de nos jours, on encourage vivement le recours aux encres faible migration, beaucoup plus sûres, mais aussi compatibles avec les exigences des industriels en termes de résistance à la lumière ou encore de colorimétrie.

Précurseur sur le marché de l’étiquette adhésive en France, Grand Ouest Étiquettes utilise des encres UV faible migration pour ses impressions flexographiques – et ceci depuis 2013 !

Ces encres UV constituent une solution pertinente pour répondre aux enjeux réglementaires du secteur agroalimentaire tels que les exigences de l’EuPIA (European Printing Ink Association) et l’ordonnance Suisse 817.023.212.

Spécialement pensées pour éviter les problèmes de migration, ces encres présentent un faible poids moléculaire réduisant les risques de transfert. En outre, elles se caractérisent aussi par des propriétés de faible odeur.

Comment effectuer un test de migration ?

Régulièrement, on procède dans l’industrie à des contrôles de migration, pour vérifier l’absence de transfert entre les substances de l’emballage et les aliments. À cette fin, les professionnels ont recours à des laboratoires qui utilisent différents stimulants qui varient en fonction de la nature de l’aliment : de l’eau pour les aliments aqueux, de l’acide acétique pour les aliments acides, de l’éthanol pour les aliments alcoolisés et de l’huile d’olive pour les aliments gras. Le choix du simulant dépend aussi des conditions de vie du produit (pasteurisation, stockage en milieu négatif, etc.).

Le recours à des encres faible migration ne doit pas empêcher de mener des actions de prévention, car le transfert reste toujours possible. En ce sens, il faut éviter par exemple d’éviter de mettre les surfaces imprimées en contact direct avec les aliments.

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